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Un artiste des rues

Plus quelque chose n’est complexe, mieux c’est. Nous y avons tous cru à un moment de notre vie. Beaucoup le font encore. Mais parfois,l’accent doit être mis sur le message plutôt que sur la manière dont il est transmis, contrairement au monde de la publicité d’aujourd’hui.

La Staa est un artiste de rue originaire de Norvège, dont la philosophie de travail est d’aborder les problèmes complexes de manière simple, en mettant l’accent sur le concept original et les idées qui le sous-tendent, sans céder à la nécessité populaire de rendre tout attrayant. Il a commencé avec l’art du pochoir en 2009 et a depuis laissé une marque distinctive dans les rues de son pays.

Rester simple

L’identité est inconnue et la seule chose connue est qu’il vient d’Oslo. Une touche humoristique est présente dans la plupart de ses œuvres et met en valeur la culture et le patrimoine de la Norvège, mais aussi son époque.

Les thèmes vont de la Norvège comme nation pétrolière, étiquette en colère, agriculture, jusqu’à son hommage à Magnus Carlsen, représenté dans l’une de leurs pièces les plus populaires – King of Chess. L’artiste s’en tient à l’idée de simplicité, ils évitent de trop compliquer les œuvres comme celles de son exposition Marrakech à la galerie d’art David Bloch, ce qui lui permet de conserver le concept original et d’envoyer un message clair.

Ne pas enlever

Certains morceaux contiennent également des mots, mais uniquement pour ajouter à l’humour déjà existant. Son art est basé sur et influencé par la Norvège, ses traditions et ses coutumes, mais il ajoute également tout ce qui lui plaît, comme Batman, Loki, Spiderman, Mitch Buchannon de Bay Watch. Anonymonus est un thème récurrent. 

La Staa a commencé à exposer en 2013, d’abord dans le cadre d’expositions de groupe. En 2015, il a organisé sa première exposition solo intitulée Do Not Remove, qui s’est tenue au GalleriGeo de Bergen. Le nom La Staa, traduit en anglais, signifie exactement que, ne pas enlever ou laisser reposer.

C’est aussi un message sur son art et son art de la rue en général, sur la destruction constante des œuvres d’art créées dans les rues et sur les personnes étroites qui ne peuvent tout simplement pas comprendre la valeur de l’art, où qu’il soit fabriqué.