/La tradition marocaine du jardin maure

La tradition marocaine du jardin maure

Les jardins ont une grande importance au Maroc, comme ailleurs dans le monde musulman. En tant que version terrestre du paradis décrit dans le Coran, ce sont des lieux de repos et de réflexion, mais aussi un lieu où le ciel et la terre se rencontrent, où les humains peuvent rencontrer le divin.

L’idée du jardin maure

Au Maroc, et particulièrement à un endroit comme Marrakech, qui se situe entre le désert et le semé, il est facile de comprendre l’attrait du jardin maure. Le jardin mauresque a généralement des orangers, des fleurs et une caractéristique de l’eau, tous destinés à fournir calme, ombre, parfum, beauté et plaisir.

Le son de la fontaine ajoute de la tranquillité et une sensation de luxe, mais fournit également de l’eau pour le reste du jardin. Marrakech et les pentes nord de l’Atlas possèdent une variété de jardins magnifiques, dont beaucoup sont ouverts au public.

Agdal

«Agdal» est un mot amazigh (berbère) qui désigne à la fois un jardin clos et un pâturage dans les montagnes. L’agdal en tant que pâturage était crucial pour les troupeaux et, comme leur survie en dépendait, les tribus ont toujours respecté et pris soin de ces terres.

L’Agdal de Marrakech s’étendait à l’origine sur 500 hectares, à peu près de la même taille que l’ensemble de la médina, venez le découvrir lors de votre transfert Marrakech. Construit en tant que jardin en 1156 par les Almohades, l’Agdal de Marrakech est centré autour du Sahraj el Hana (réservoir de santé), un bassin devenu tristement célèbre après le naufrage du sultan Mohammed IV du XIXe siècle alors qu’il ramait avec son fils.

Il est maintenant entouré de vergers, d’une palmeraie et de plusieurs pavillons d’ornement. Situé juste au-delà du palais royal, il est ouvert au public tous les jours, mais fermé le weekend si le roi est en résidence.

Le jardin de ville fermé

Le mot «Riad» désigne spécifiquement une maison avec un jardin clos, ce que le peintre orientaliste français Jacques Majorelle avait compris quand il a planté son jardin dans le quartier de Guéliz à Marrakech dans les années 1930.

Des cactus récoltés du monde entier, des palmiers majestueux, des bougainvillées et une magnifique forêt de bambous entourent son atelier, le vert éclatant des plantes se reflétant dans de nombreuses piscines élancées et mis en valeur par le bleu cobalt des pots et des murs.

Restauré par le défunt couturier Yves Saint Laurent et son partenaire Pierre Bergé, qui habitait juste à côté, le Jardin Majorelle et le Musée (avenue Yaqoub el Mansour) sont devenus l’une des attractions les plus populaires de la ville.

Arsat

Un arsat est un verger où les légumes poussent à l’ombre des agrumes, des figuiers, des coings, des grenades et d’autres arbres fruitiers, eux-mêmes ombragés par les palmiers dattiers. Bien qu’il s’appelle jnane (un jardin paradisiaque), le jardin de la maison d’hôtes Jnane Tamsna ressemble plus à un arsat.

Assis au milieu de la palmeraie, à quelques kilomètres de la médina, planifiée par l’ethno-botaniste Gary Martin, le jardin de Tamsna comprend des orangers, des grenades et du romarin, et produit des légumes biologiques qui sont utilisés dans la cuisine de la maison d’hôtes.

Jnane Tamsna organise également des ateliers de jardinage et encourage l’utilisation des herbes médicinales et cosmétiques pour les adultes et les enfants. Les visiteurs peuvent réserver pour le déjeuner s’ils ne restent pas à la maison.